Le Blogue Francophone du Dogue Shop

Derrière Chaque Animal Il y a Un Humain 

Par Ann-Marie Bourassa, Consultante en Comportement Canin

Comme plusieurs personnes qui font une certification pour ensuite se lancer à leur compte, je croyais que finalement j’allais travailler avec les animaux et je n’aurai plus à faire face aux humains. À ma grande surprise c’est tout le contraire! Travailler dans le domaine animalier m’oblige à continuellement travailler sur moi-même afin d’être la plus professionnelle possible, ainsi que d’être continuellement alignée ce avec quoi je m suis engagée à transformer tant pour les chiens que pour leurs humains.  

Pour moi travailler avec les chiens n’est qu’une fine partie de mon travail. C’est vraiment l’humain que j’entraine sur les buts qu’ils aimeraient atteindre avec leurs compagnons poilus. Je suis là pour l’éducation canine, les protocoles d’entrainements, répondre à leurs questions.

Je suis authentique le plus possible avec mes clients et collègues. S’il y a quelque chose que je ne sais pas, je crois fortement que c’est important d’être transparent et ne pas avoir peur de leur dire que je vais devoir revenir avec l’information approprié car je n’ai pas de réponse à cette question à l’instant. 

Je les remercie également pour leur question car ceci contribue à augmenter mes connaissances et mon expérience de travail. De plus, il est impératif pour moi de m’assurer que mes clients restent motivés à travailler les comportements de leurs chiens. S’ils ne le sont pas et ne font pas les efforts nécessaires pour avoir les résultats auxquels ils désirent, je devrai les référer à mes collègues. Je ne prends pas l’argent de mes clients juste parce que c’est mon gagne-pain. Comme avec les psychologues, les professeurs, etc. des fois il n’y a pas de synergie entre deux personnes. Je suis bien heureuse que ceci m’est arrivé qu’une seule fois dans ma nouvelle profession.  

C’est incroyable combien j’apprends sur l’aspect humain. C’est très intéressant d’apprendre comment travailler avec différents types de personnalités, leurs émotions, leurs croyances, leurs jugements, comment choisir les bons mots afin de ne pas offenser les clients qui ont la mauvaise information par rapport à leur chien…  

Dans un domaine non régularisé, comment être et se comporter avec les autres entraineurs qui ne font pas les choses de la même façon. Étant humaine moi-même, je dois toujours garder un œil sur mon égo si je veux être le changement que je veux expérimenter dans ma vie. Pour moi c’est la paix dans le monde. Accepter les choses que je ne peux changer, pardonner, laisser les gens qui ne t’apporte rien partir, respecter toute êtres vivants même si parfois nous ne les comprenons pas, ne pas avoir de communications non dites, d’avoir confiance tant en moi-même que mes connaissances et la liste continue, n’est pas facile.

Est-ce que je suis toutes ces choses en tout temps? Évidemment que non! Mais je peux dire que je pratique à tous les jours. Des fois j’échoue et j’apprends ma leçon afin de ne pas refaire cette erreur. Des fois je réussi haut la main.  

Les chiens m’en apprennent autant. Comment sortir de ma boite lorsqu’une session d’entrainement ne vas pas bien, rester calme, être patiente, être présente, mettre mes émotions de côtés si je me lève du mauvais pied, comment me motiver lorsque je suis fatiguée, être discipliner, ne pas juger. Je n’avais aucune idée que je vivrais tout ça dans le domaine canin.  

J’ai également le privilège de travailler en Thérapie Assisté Par Animaux avec chien (à ne pas confondre avec la zoothérapie) avec des ados à risques dans des écoles secondaires. Ma mentor Gaby Dufresne-Cyr a créé ce programme pour les ados afin de les aider en leurs donnant des outils pour les appuyer dans leurs réalisations. Ces ados étiquetés comme ayant des problèmes comportementaux sont brillants! Mais malheureusement pour eux, ils ne s’engouffrent pas dans le moule que la société tient tant à garder.  

Je ne peux expliquer en mots ce que je ressens lorsqu’un jeune réussi à travailler avec le chien. Combien de fois que j’ai vu les jeunes rentrer dans la classe frustrés, fatigués et démotivés pour partir à la fin du cours fières avec un sourire au visage. Ils ont tous une histoire et ils ont tous une chose en commun : vouloir se faire entendre.

Ils ont une voix cependant ils ne peuvent l’utiliser et finissent par se recroqueviller pour ensuite se faire demander pourquoi ils n’écoutent pas et ne communiquent pas. Avec les chiens, ces ados ne se sentent pas juger et leurs amis à quatre pattes sont toujours contents de les voir.  

Finalement j’aime les humains et j’adore les animaux! Je suis retourné en enfance, lorsque j’étais petite je voulais que tous les animaux soient mes amis et je voulais travailler avec eux.  Comme pour la plupart, nos rêves d’enfants se dissipent en vieillissant. Toute ma vie adulte j’ai toujours eu des emplois par obligation afin de payer mes comptes.

À 37 ans, je peux finalement dire que j’ai une job de rêve! Pour moi c’est un profond privilège de faire le travail que je fais. Malgré que l’expansion du Soi ne soit pas toujours facile, je suis reconnaissante littéralement à tous les jours de faire partie de ce merveilleux monde d’animaux :-)

Des Présentations 

Par Gaby Dufresne-Cyr, CBT-FLE

Le Dogue Shop est officiellement reconnu comme établissement d’enseignement par le gouvernement provincial et fédéral. Rétroactivement depuis 2016, nos étudiants pourront déduire nos programmes en comportement animal et zoothérapie. De plus, Je suis heureuse de vous présenter Ann-Marie Bourassa et Amélie Martel, nos deux nouvelles bloggeuses francophone. 

Redistribution 
Ann-Marie s’est joint à l’équipe du Dogue Shop depuis bientôt un an. Elle enseigne les cours de groupes : chiot, adolescent et possiblement les cours de Doga. Ann-Marie est notre associée et s’occupera de certaine composante administrative. Sa personnalité est débordante de bonheur et sera un atout incroyable pour notre école. 

Amélie est notre conférencière francophone. Elle vous présentera d’extraordinaires conférences sur la protection des ressources, la réactivité, et les troubles de comportement les plus communs. Son expérience et son professionnalisme sont exemplaires et elle saura, sans aucun doute, vous enseigner de nouvelle habileté. 

Les "Girls" 
Nos deux nouvelles collègues prendront certain dossier à leur charge et je (Gaby) continuerai à prendre les dossiers plus complexes tels que l’agressivité, la peur, trouble obsessif compulsif, stress post traumatique, trouble d’anxiété, et autre trouble de comportement. 

Je vous invite donc à communiqué avec Ann-Marie et Amélie pour les connaitre. Vous pourrez également les suivre sur ce blogue. Les filles ont libre choix de parler des sujets qu’elles aiment ou leur semble d’actualité. Quant à moi, je poursuis avec mes récits anglophones. 

Bonne Lecture 
Je vous souhaite bonne lecture et n’hésitez pas à commenter les articles proposés sur nos blogues, ceci constitue un renforcement très positif pour nos écrivaines. D’ici les prochains articles de nos filles je vous souhaite une bonne semaine.

La Communication Canine 

par Gaby Dufresne-Cyr, CBT-FLE

Qu’est-ce que la communication? Dans le dictionnaire il est écrit : 1. Fait de communiquer, d’établir une relation avec autrui. Ce qui m’apporte à voir le mot communiquer : 1. Transmettre. 2. Donner connaissance, faire partager à qqn. 3. Être en relation, en rapport, en correspondance (avec qqn). Donc, nous communiquons bel et bien avec nos chiens, mais que leur disons-nous réellement? 

Prenons le Alpha Roll[1] comme exemple. Est-ce que rouler Fido sur le dos et lui tenir la poitrine clouée au sol veut dire : Je suis l’alpha, soumet toi, si non! Ou est-ce que cela veut dire : Périodiquement je vais te foutre la trouille, sans raison apparente, et te virer sur le dos jusqu’à ce que tu deviennes inhibé. Si vous avez choisi les deux options vous êtes champion. Ce que nous communiquons à Fido est une question de perception et dans ce cas si elle doit être faite à partir du point de vue de l’animal. Mais, pour ce faire nous devons connaître son dictionnaire. 

La Dominance
La dominance est un concept intra-spécifique, c’est-à-dire que pour dominer le chien il faut être capable de parler le même langage que lui, ce qui est impossible. Je ne peux pas lever ma queue dans les airs, je ne peux pas relever mes oreilles et je ne peux surtout pas hérisser le poil sur mon dos. La soumission chez le chien ou tout autre animal se fait volontairement ou il y a bagarre. Je n’ai jamais vu un chien ou un loup prendre son adversaire par la peau du coup, le virer et le tenir sur le dos jusqu’à ce qu’il se soumette. Je le répète, l’animal se soumet VOLONTAIREMENT ou il y a un conflit! 

Pour illustrer ce point d’avantage prenons l’exemple d’un éléphant et d’un buffle qui s’affrontent dans la savane afin d'acceder à un point d'eau. Je vous demande alors qui domine qui? La réponse est ni un ni l’autre et les deux à la fois, car dans leurs têtes respectives ils exhibent leur comportement de dominance. Dans cette situation il n’y a pas de communication puisque la définition dit : établir une relation avec autrui, être en relation. 

Dans cet exemple le buffle se fait gros et essaie de dominer l’éléphant en baissant la tête et en montrant ces cornes. L’éléphant aussi démontre ses comportements de dominances en ouvrant ses oreilles et en levant sa trompe dans les airs. Il offre les mêmes comportements qu’il offrirait à un autre éléphant s’il voulait le dominer. Dans l'example l'éléphant ira boire en premier simplement parce qu'il est plus gros. Avec cette nouvelle compréhension comment pouvons nous interpréter notre relation avec le chien comme étant dominance et soumission ? 

Interprétations et Non Compréhension
Le chien passe son temps à interpréter nos comportements car il ne comprend pas notre langage. Je vous donne un autre exemple. Vous devez couper les griffes de votre chien et il ne veut pas. Vous l’immobilisez de force jusqu’à ce qu’il cesse de bouger et accepte vos manipulations. Je vous pose la question : l’avez vous dominez ? Bien sûr que non! Dans sa tête vous lui avez fait peur et ne pouvant pas fuir, il s'est inhibé. Rappelez-vous, lorsqu’un chien a peur il a trois réactions possibles ; figer, fuir ou frapper[2]. Bien que la majorité des chiens préfèrent fuir, frapper est souvent l’alternative de choix. 

Nous connaissons le langage physique du chien mais malheureusement très peu de gens connaissent son langage émotionnel. Les signaux d’apaisements et d’évitements font partie intégrante de leur vocabulaire et reconnaître ceux-ci est une nécessité pour comprendre ce qu’il nous dit. Cette compréhension permettrait de prévenir les troubles de comportements souvent issus d’un manque de communication. 

(c) http://www.beachfordogs.com/Relation Humain Chien
Revenons à l’exemple ci-haut du chien qui subit une contention pour se faire couper les griffe. Son maître est par-dessus lui et essaie de l’immobiliser, le chien baille, fait aller le bout se sa queue rapidement, pleure et détourne constamment votre regard, bref il essaie de vous dire qu’il vut éviter cette situation et il ne comprend pas ce que vous exigez de lui. Rappelez-vous, dans son monde canin aucun chien ne ferait une telle chose! Dans notre exemple Fido pourrait faire l’association entre vous et douleur et penser que vous êtes un danger potentiel. 

Établir une relation saine avec un animal exige une compréhension maximale de son éthogramme[3]. Nous devons comprendre que la communication n’est possible qu’entre deux espèces démontrant les mêmes comportements, langage corporel et émotionnel. Toute autre forme de relation est issue du respect et des associations positives qui résultent de ces échanges. Prévenir un trouble de comportement commence par reconnaître que nous ne sommes ni supérieurs ni inférieurs à nos chiens, nous sommes tout simplement différents. Je vous laisse sur les paroles de Charles Darwin qui en revenant de son tour du monde a dit : les différences créent la diversité ! 

[1] Roulade dorsale avec maintien de posture jusqu’à ce que le chien cesse de réagir. 
[2] Un animal n’a que trois réactions possibles face à un stimulus; figer, fuir ou se battre (traduit de l’anglais feeze, flight or fight). En français nous utilisons le terme frapper afin de respecter le plus fidèlement possible la règle des 3Fs. 
[3] L’éthogramme est le répertoire complet des comportements d’une espèce.

Le Jappement 

Par Gaby Dufresne-Cyr 

Le jappement est un problème courant. Souvent incompris, ce comportement normal crée des conflits entre voisins. Avant de répondre aux questions «D’où vient ce comportement?», «Pourquoi est-il si difficile, voire impossible, de faire taire Fido?» et «Est-ce que certaines races sont prédisposées au jappement?», discutons brièvement de l’origine de ce canidé afin de mieux répondre à ces questions. 

Historiquement, le chien a évolué du loup en exploitant une nouvelle niche écologique, c’est-à-dire les dépotoirs d’humains sédentarisés. En quelques générations, cet hybride a effectué une mutation sur deux plans. Physiquement, il a commencé à avoir deux périodes de chaleurs, des oreilles tombantes, différentes couleurs de pelage, un plus gros corps et un plus petit cerveau. Au niveau comportemental, la transformation fut remarquable; il devint charognard, démontrait moins d’agressivité, se mit à japper et la sociabilité envers les humains devint pratique commune. 

Le jappement, chez le loup, est un comportement instinctif d’avertissements rarement utilisé. Chez le chien primitif, ce comportement avait deux fonctions. Premièrement, il servait à avertir les intrus que quelqu’un exploitait cette partie du dépotoir et deuxièmement, il éloignait les intrus de son territoire. Voyant l’efficacité de ce comportement, l’humain l’exploita. Le chien qui jappe est sélectionné, isolé et nourri plus abondamment. Cette sélection a eu comme effet de renforcer le jappement chez le chien domestique. 

De la théorie à la science 
Chez l’espèce Canis, le jappement est un comportement instinctif qui est géré par le cerveau primitif. Autrement dit, le chien perçoit un stimulus, les sens envoient cette information au cerveau qui passe la commande, via l’amygdale, au cervelet. En retour, ce dernier émet la commande de japper. Cette réaction, imprégnée dans cette région via une association entre la génétique et l’environnement, est permanente et ne peut pas être retirée du répertoire. Elle peut seulement être modifiée en plus ou en moins c’est-à-dire augmentée ou réduite en intensité. Bref, le cerveau ne contrôle pas le jappement, il ne fait que le déclencher. 

Deux possibilités s’offrent pour cesser le jappement; punir le comportement ou le prévenir. Punir le jappement est quasi impossible car pour ce faire le stimulus aversif doit être suffisamment puissant pour cesser le jappement du premier coup et ensuite empêcher l’animal de le manifester à nouveau. Très peu de personnes peuvent correctement administrer une punition en temps et en intensité, ce qui à long terme augmente le problème. Comme le jappement est motivé par un mécanisme instinctif très puissant, il est préférable de le prévenir. 

Il faut savoir que la sélection artificielle favorise le jappement. Certains groupes de chiens tels que les terriers, chiens courants, teckels et chiens de compagnie ont été développés pour leurs caractéristiques vocales. Les groupes de lévriers, rapporteurs, chiens d’arrêt, spitz, molossoïdes et bergers sont reconnus pour leur silence. Il est évident que le jappement varie non seulement d’un groupe à l’autre mais d’un individu à l’autre. Un sujet peut être plus vocal que son frère ou sa sœur, le tout dépend habituellement du tempérament et de l’environnement. L’homme a développé le jappement chez le chien et il est rapidement devenu un comportement normal chez celui-ci. Seules une connaissance génétique et une sélection rigoureuse peuvent contrôler son intensité. 

La question devient alors pourquoi voudrions-nous retourner en arrière? Le jappement est utile et vouloir l’éliminer est basé sur un désir égocentrique de contrôle influencé par notre incapacité de comprendre et d’accepter ce qui est différent de nous.

Le Métier d'Éducateur Canin 

Par Gaby Dufresne-Cyr 

Voilà plusieurs années que cette description me tracasse, mais avant de définir ce terme j’aimerais éclaircir ce qu’il n’est pas. Le métier d’entraîneur n’est pas une profession reconnue, c’est à dire qu’aucune norme descriptive ou forme de contrôle n’existe. Il n’y a aucune institution scolaire publique qui reconnaît et/ou forme des entraîneurs de chiens au Canada, donc n’importe qui peut s’improviser éducateur canin. Des institutions privées offrent ces cours, mais aucun standard d’enseignement n’existe. D’une école à l’autre les contenus changent, ce qui fait que les diplômes obtenus n’ont pas de signification juste.  

Trop souvent dans notre profession des gens prétendre être ce qu’ils ne sont pas. Certaines personnes deviennent entraîneur après avoir lu un livre tandis que d’autre écrivent béhavioriste après leur nom sans avoir le diplôme universitaire qui l’accompagne. Être éducateur ce n’est pas garantir la réussite de son travail. Ce n’est pas non plus prétendre être capable de guérir un comportement indésirable. Enseigner au chien n’est pas une tâche, et l’animal ne devrait jamais avoir peur de travailler. Les personnes qui prétendent maîtriser toutes les connaissances dans le domaine de l’entraînement ont souvent besoin de rafraîchir leurs acquis! 

Mais en fin, qu’est-ce qu’un entraîneur?
Voyons d’abord quelques brèves définitions afin éclaircir les termes employés. Les titres les plus souvent utilisés dans notre domaine sont; maître-chien, éducateur canin, entraîneur/dresseur, béhavioriste/comportementaliste, éthologue, cynophile. 

· Le maître-chien : est une personne qui entraîne des chiens pour la protection, la garde et/ou la sécurité. Aucune formation requise. 
· L’éducateur canin, Intervenant, Comportementaliste, Consultant, Specialiste en Comportement, etc. : enseigne aux maîtres comment éduquer leurs chiens à vivre en société. Aucune formation requise. 
· L’entraîneur/Dresseur : est la personne qui réitère ce qu’ont lui a montré sans pour autant connaître les fondements du conditionnement. Aucune formation requise. 
· Le béhavioriste : de la psychologie, il étudie les comportements observables issue d’une relation stricte avec l’environnement (stimulus-réponse). Formation universitaire. 
· L’éthologue : de la théorie de l’évolution, étudie les causes et conséquences du comportement d’un point de vue strictement écologique et physiologique. Formation universitaire. 
· Le cynophile : dresse et travail avec les chiens. Se réfère au domaine militaire. Aucune formation requise.  

Les éthologues et behviouristes ne travaillent généralement pas à entraîner des chiens, donc nous passerons par-dessus. Les deux définitions qui retiennent mon attention sont : le maître-chien et l’éducateur canin.  

Le maître-chien entraîne des chiens pour ; la protection, défense, patrouille, sécurité, attaque et la garde. De la vieille école ils pratiquent des techniques souvent dépassées et dangereuses. Les méthodes d’enseignement sont généralement négatives et le chien est souvent victime de coercition. Beaucoup de ces entraîneurs traitent le chien comme s’il était un loup, et ce sans même connaître les comportements normaux de ce dernier.  

L’éducateur canin enseigne aux gens comment éduquer leur chien, d’où le nom éducateur canin. Ils pratiquent des techniques plus adéquates et sécuritaires pour le chien. Les méthodes sont souvent axées sur le renforcement positif, bien que ce ne soit pas un pré-requis à la définition. Ces personnes font souvent de l’obéissance et des sports divers. Un bon éducateur devrait être en mesure de prévenir et/ou régler certains troubles comportementaux mineur.  

Vient ensuite l’éducateur canin spécialiste en comportement, d’où la confusion avec le terme comportementaliste. Il a les mêmes aptitudes que l’éducateur canin mais s’offre des formations axées sur les troubles comportementaux. Il n’a pas le diplôme universitaire du comportementaliste, mais de façon générale étudie le même contenu. Curieusement ce sont les comportementalistes qui forment les éducateurs canins spécialiste en comportement. Ces éducateurs professionnels sont en mesure de gérer des troubles beaucoup plus complexes avec un taux de réussite très élevé.  

Revenons aux éducateurs. Les bons entraîneurs sont des gens consciencieux de leurs formations. Ces personnes s'offrent une formation continue en assistant à des conférences, séminaires et cours privés en éducation. Ils travaillent très fort pour parfaire leurs connaissances et il n’est pas rare de voir certains éducateurs échanger entre eux les dernières découvertes scientifiques. À titre de référence un bon éducateur canin devrait maîtriser les aptitudes suivantes :  

· Maîtriser les caractéristiques individuelles des races de chiens 
· Avoir une expérience pertinente dans son domaine respectif 
· Connaître la terminologie du milieu 
· Identifier le langage corporel et émotionnel du chien 
· Rester à l’affût des découvertes scientifiques 
· S’offrir une formation continue 
· Posséder des notions de base en santé et alimentation 
· Pour les spécialistes, maîtriser la complexité des troubles comportementaux 

Cet extrait d'article parut dans le Passionnément Chien. Volume 3, Numéro 2 - Printemps 2005

Le Gène de la Sociabilité 

Par Gaby Dufresne-Cyr 

Plusieurs années d’observations me portent à croire que la sociabilité est génétique, c’est-à-dire que l’on naît sociable ou non. Instinctivement la majorité des gens croient cette affirmation sans pour autant avoir de preuve scientifique à l’appuie. Ont-ils raisons? Je crois qu’oui. Dans ma pratique j’ai vu des chiens (Canis Familiaris), ayant reçu une socialisation adéquate, développer des troubles de comportement.

J’ai également travaillé avec des chiens, isolés pendant cette même période, socialement équilibrés. Dernièrement j’ai eu la chance d’observé quatre loups (Canis Lupus) socialisés. Trois d’entre eux étaient peureux et l’autre simplement craintif. Le loup craintif fini par m’approcher mais seulement après une longue période d’encouragement. Alors comment ce fait-il que la recette de la socialisation échoue? 

La phase de socialisation du chien est bien connue des chercheurs et des intervenants canins. Elle fut introduite par John Paul Scott et John L. Fuller dans leur livre intitulé “Genetics and Social Behavior of the Dog” publié en 1965. Cette phase commence environ à la quatrième semaine de vie du chien pour se terminer vers la douzième. Nous savons également que négliger d’exposer le chien à des stimuli durant cette phase crée des lacunes au niveau de son développement.

Nous y reviendrons. Je ne remets aucunement cette théorie en doute, toutefois des questions me viennent à l’esprit. Si le chien naît sociable est-ce que le fait de constamment l’exposer à des stimuli peut créer des troubles comportementaux? Créons-nous des chiens hyper-réactifs en les envoyant systématiquement à la maternelle? Est-ce que le fait d’être continuellement placé en contexte social est positif ou négatif? Avant de répondre à ces questions voyons d’abord les recherches scientifiques explorant le gène de la sociabilité.  

Les Recherches
En 1997 le Dr Anthony Wynshaw-Boris du National Human Genome Research Institute (É-U) découvre un gène responsable de la sociabilité chez la souris moustachue (Mus Musculus Musculus), une sous-espèce de souris de laboratoire sociable et reconnu pour l’entretient des moustaches d’autrui. Le gène étudié se nomme Ébouriffé et les souris provenaient d’un groupe dit knock-out. Les chercheurs ont trouvé trois versions de ce gène, soit Ébouriffé 1,2 et 3. Afin de connaître le rôle de ces gènes le Dr Wynshaw-Boris a retiré Ébouriffé-1 des souris moustachues. À son grand étonnement celles-ci grandissaient normalement, cependant, une fois adulte il constata que les souris avaient les moustaches mal entretenu. L’équipe se demanda pourquoi.

En observant de plus près ils notèrent une diminution de l’interaction sociale. Ils remarquèrent également que les souris avaient de la difficulté à éliminer les stimuli extérieurs et à se concentrer sur un seul stimulus. Ces mêmes comportements sociaux anormaux sont observés dans certains désordres psychiatriques humain tel que la schizophrénie et l’autisme. Contre toute attente ces souris génétiquement modifiées interagissaient, nidifiaient, dormaient et se toilettaient beaucoup moins. Visiblement quelque chose avait changé dans le groupe, les souris étaient devenues asociales. Le gène retiré était-il celui de la sociabilité? La conclusion de l’étude n’était pas claire. Cependant, les faits démontraient que l’interaction sociale n’y étant plus, leurs comportements avaient changé et ce gène en était responsable.  

Quelques années plus tard, soit en 1999, les Dr Tom Insel et Larry Young de l’Université d’Emory (É-U) publient une recherche dans le journal Nature. L’étude visait à découvrir les mécanismes d’un neurotransmetteur responsable de l’attirance sociale et de l’intimité, l’hormone vasopressine. Cette fois les chercheurs créaient une souris en insérant le gène provenant d’une espèce de mulot des prairies (Microtus Ochrogaster) qui est reconnue pour sa sociabilité et fidélité. L’hormone vasopressine fut donc injectée dans une espèce de souris plutôt polygame et asocial. La nouvelle espèce transgénique démontre alors les mêmes comportements sociaux et grégaires que le mulot des prairies. Ce fut la première fois qu’un gène étaient identifié comme responsable de la sociabilité. 

Un Géne Social
Là ne s’arrêtent pas les découvertes. En 2001 une étude publiée dans le journal Science démontre qu’un seul gène peut régulariser le comportement social chez la fourmi rouge (Solenopsis Invicta). Les chercheures de l’Université de Georgie (É-U) Michael Krieger et Kenneth Ross ont découvert le gène responsable de l’échange d’information permettant aux fourmis d’interagir socialement, une protéine nommé le Gp-9. Cette protéine fonctionne en permettant aux fourmis d’envoyés et recevoir des signaux olfactifs (phéromones) servant à reconnaître les membres de la colonie. 

La découverte la plus extraordinaire fut publiée en août 2003 dans le journal Medical Genetics. Les chercheurs Teresa Doyle et Ursula Bellugi de l’institut Salk (É-U) en collaboration avec Julie Korenberger et John Graham du UCLA et Cedars-Sinai Medical Center de Los Angel (É-U) publient une recherche sur les enfants atteint du syndrome de Williams. Les enfants souffrant de ce syndrome ont une personnalité extrêmement extravertie et hyper-sociable. Ils ont également des problèmes cardiovasculaires, des caractéristiques physiques et faciales particulières et un certain retard mental. Les adultes, soufrant de ce syndrome, démontrent des capacités inhabituelles au langage malgré leurs habiletés cognitives réduites. 

Le syndrome de Williams est rare, environ 1 personne sur 20,000 en souffre. Il est la conséquence de l’absence de vingt gènes provenant d’un chromosome situé sur la septième paire. Pratiquement toutes les personnes atteint du syndrome ont la même série de gènes manquants. Les chercheurs ont découvert que les enfants atteint du syndrome de Williams obtiennent des notes très élevées lors de test portant sur le comportement social. Ces testes incluent l’habileté à reconnaître les visages et les noms, le désir de plaire, l’empathie et la tendance à approcher un étranger.

Dans cette même étude il fut découvert qu’une enfant avait conservé un seul des 20 gènes habituellement absents. Après cette découverte ils étudièrent à nouveau les comportements de cette petite fille. Étonnamment elle ne démontrait pas les caractéristiques sociales extraverties des autres enfants atteint du même syndrome. Elle était plutôt introvertie, peu sociable et craintive des étrangers. Cela signifiait que la présence de ce gène altérait l’hyper-sociabilité typiquement observé chez les personnes atteint du syndrome de Williams. Les chercheurs conclurent l’étude en disant qu’ils ne savent pas si le gène impliqué à la régularisation du comportement social s’applique à la population générale ou simplement à ceux atteint du syndrome de Williams.  

La signification des découvertes  
Bien qu’elles ne soient pas concluantes les recherches démontrent qu’un gène ou une série de gène responsable de la sociabilité pourrait exister. Voyons maintenant les conséquences plausibles d’une telle découverte.  

Ceci est un extrait de l'article parut dans le Passionnément Chien. Volume 3, Numéro 3 - Été 2005.

La Projection Émotionnelle 

Par Gaby Dufresne-Cyr 

Fidèle à mes habitudes de vous écrire des articles plutôt controversés ce numéro du Passionnément Chien n’échappe pas à la règle. C’est donc avec un grand enthousiasme que je voudrais vous parler de projection émotionnelle sur nos animaux et des conséquences de cet échange. Mais avant d’aller plus loin il devient impératif que je vous explique certaines théories énergétiques. Ainsi, dans ce premier numéro il sera principalement question de théorie scientifique, ce n’est que dans la prochaine parution que je vous parlerai des conséquences, chez les animaux, de l’échange énergétique. 

Albert Einstein n’était pas une personne facile, enfant il revendiquait tous et une fois adulte se rebellait contre les conventions. Sa plus grande motivation dans la vie était de prouver l’existence de Dieu, il en était obsédé, mais après plusieurs années, calculs scientifiques et théories révolutionnaires il n’y arriva pas. En réalité il mourut avant de prouver l’existence du créateur. Toutefois notre génie favori était sur le bon chemin. En 1928 Einstein parle ouvertement, pour la première fois, de la théorie de l’énergie unifiée. Bien qu’il n’ait jamais pu prouver qu’une seule énergie était responsable de tous ce qui compose notre univers d’autres scientifiques y parviendront. 

Théorie des Cordes
Ainsi, dans les années 90s un groupe d’astrophysiciens, cosmologues et mathématiciens se mirent à la tâche de prouver que notre univers était bel et bien composé d’une seule et unique particule. Les électrons, protons et neutrons ont cédé leurs places aux particules encore plus petites soit les quarks, hadrons et compagnies. La particule la plus extraordinaire est sans aucun doute le Superstring ou Flux String.

Ces petites particules auraient une dimension estimée à 10 puissance -33 ou 0.000000000000000000000000000000001 et auraient la forme de petits cordons ondulés vibrant à différente intensité. À une vibration très basse ces particules s’uniraient les unes aux autres pour former notre réalité physique. Bien que l’existence de ces particules n’ait pas encore été confirmée, aucun microscope n’est assez puissant pour les observer, la signification de cette découverte est grandiose.

Revenons à Einstein. Dans ses calculs Albert n’arrivait pas à expliquer sa théorie de l’énergie unifiée. Il lui manquait quelques choses. Notre grand savant basait ses calculs sur les quatre dimensions connues et c’est là qu’il faisait fausse route. Six dimensions de plus étaient nécessaires pour expliquer la théorie de l’énergie universelle. En prenant en considération que dix dimensions régissent notre univers les hommes de science ont finalement prouvé qu’Einstein avait raison, l’énergie créatrice existe vraiment.  

Le Dr Rupert Sheldrake explique dans son livre "Dogs that Know When Their Owners Are Coming Home" que toutes les particules de l’univers sont régit par des champs morphiques, c’est-à-dire que toute matière (simple ou complexe) est unit par une force énergétique comportementale, sociale, culturelle et mentale très complexe. L’unité morphique compose le champ morphique qui lui est stabilisé par une résonance morphique antérieure. Conséquemment le champ morphique contiennent une sorte de mémoire cumulative. La mémoire de l’inconscience collective porte un autre nom, l’Égrégore. Voici deux études qui expliquent ce phénomène. 

Cet extrait est le premier de deux et parut dans le Passionnément Chien. Volume 4, Numéro 3 - Été 2006

Les Chiens Peuvent Décoder nos Émotions 

Par Gaby Dufresne-Cyr 

Les propriétaires de chiens disent souvent Mon chien sait quand je me sens bien ou mal. Jusqu'à présent, cette affirmation n'était pas fondée scientifiquement. Mais voilà qu'une recherche publié dans le journal New Scientist (Guo, 2008) nous apprends que les chiens décode effectivement nos émotions et ils le font de la même manière que nous, c'est-à-dire de gauche à droite. Le processus de lire les émotions se nomme Préférence Regard Gauche ou PRG (de l'anglais, Left Gaze Bias). 

PRG est le processus par lequel une personne confirme les émotions d'une autre personne en lisant le visage de gauche à droite avec une emphase sur le côté droit du visage. La raison de cette préférence est du à la structure asymétrique du visage et du cerveau. Vous vous souvenez de votre cours de biologie 101, l'hémisphère gauche contrôle le côté droit du corps et vice versa. C'est pour cette raison que notre cerveau observe le côté du visage contrôlé par le centre émotif, c'est-à-dire le côté droit du visage de notre interlocuteur.
Photo 1 Photo 2
Regardez les images. La photo 1 (gauche) est le côté gauche du visage copié, tourné et collé sur lui-même et la photo 2 (droite) est le côté droit copié, tourné et collé sur lui-même. Quel côté vous semble plus heureux? Si vous avez dit la photo 2 c'est que vous faite l'expérience du PRG. Les subtilités émotives sont difficiles à observer sans ce truc mais votre cerveau a apprit à faire cette distinction, ce qui permet une lecture beaucoup plus précise des émotions.

Lorsque les chercheurs ont présentés des images de visage humain, de singe, de chien et objet inanimé, nos compagnons canins ont démontrés qu'ils utilisaient la PRG seulement envers les visages humains. Les chiens ne démontrent pas de PRG envers les autres chiens, singes ou objets inanimés. 

En termes de modification du comportement et d'éducation canine, la PRG prouve que les chiens peuvent lire nos émotions et le font. Conséquemment, les propriétaires peuvent utiliser cette information à leur avantage en identifiant l'état émotif de leur chien et rediriger le comportement de celui-ci en réajustant leurs propres émotions. Ce processus fait référence à la projection émotionnelle et à la technique du miroir. 

Source: 
- Guo, K. October 2008. Left Gaze Bias. New Scientist, U.K.

Proposition de Projet – Chiens Dangereux  

Par Gaby Dufresne-Cyr, CBT-FLE 

Si vous voulez changer les choses vous devez prendre position et faire entendre vos voix. Je prends officiellement la parole, mais j’aurai besoin de votre voix afin de me faire entendre. Je veux présenter cette proposition à vous tous qui êtes propriétaires de chiens, éducateurs canins, consultants, vétérinaires, aides-vétérinaires ou politiciens, et à toute personne qui travaille avec les animaux. 

Chiens dangereux 
J’entends souvent les gens dire qu’il n’y a pas de mauvais chiens, il n’y a que de mauvais humains. Je ne suis pas d’accord avec cette expression, car il y a bel et bien des mauvais chiens, tout comme il y a de mauvais humains. Certains chiens ont hérité d’une mauvaise génétique et démontrent des troubles de comportement comme la peur et l’agressivité. Ces chiens devraient systématiquement être retirés de l’élevage et euthanasiés. 

Est-ce que je vous ai choqués? Si oui, voici pourquoi. En tant que professionnelle, je sais exactement combien de temps et d’argent vous devez investir afin d’éduquer et  de rendre votre chien socialement acceptable. Par acceptable, j’entends un chien qui peut marcher sur le trottoir sans réagir à une personne ou à un autre chien. Je ne parle pas ici de chien qui accepte l’affection des étrangers ou qui veut rencontrer d’autres chiens. Je parle simplement de passer près d'un humain ou d'un chien sans réagir. 

Project proposition No 1 
L’éducation est le remède tout indiqué. Les gens éduqués ont tendance à faire de bon choix parce qu’ils savent qu’ils peuvent être tenus responsables de leurs actes. Voici ce que je propose : 

1. Tous les propriétaires de chiens devront suivre une formation de base en éducation canine afin d’obtenir de la Ville une médaille de chien rouge. L'obtention de cette médaille est déjà obligatoire. 

Les médailles jaunes et vertes sont obtenues au même endroit sur une base volontaire. 
Les médailles jaunes et vertes offrent des avantages aux propriétaires de chiens. 

2. Les cours d’éducation sont obligatoires pour toute acquisition de chien et ce, sans égard à l’expérience du propriétaire. 

Chaque race est différente et nécessite des habilités particulières. 
La recherche en comportement canin évolue rapidement, tout comme l’éducation canine. 

3. Les gens seront tenus responsables des actions de leur(s) chien(s) et seront passibles de poursuites au criminel. 

Renforcer les lois existantes concernant l'utilisation des laisses avec des pénalités plus sévères. 
Les chiens ne portant pas de médaille seront immédiatement saisis. 
Les gens reconnus coupables devront subir une peine d'emprisonnement. 

4. Une loi sur les chiens dangereux serait équitable pour tous les propriétaires de chiens. 

Une morsure est une morsure. 
Pas de discrimination. 
Éducation obligatoire. 

Project proposition No 2 
Cette proposition de projet est simple et efficace. Tout ce que le maire ou le gouvernement provincial ont à faire, c'est rendre l’éducation canine obligatoire. L’infrastructure est déjà en place et ne coûterait pas un sou de plus à la ville. De plus, ce projet créerait de l’emploi et sauverait des vies. 

Les cours obligatoires seraient payés par les propriétaires de chiens. Les gens se procureraient leur médaille rouge dans les centres canins désignés par la Ville (où l'on peut déjà se procurer les médailles). Les médailles jaunes et vertes seraient acquises au même endroit, mais sur une base volontaire. Encore une fois, la Ville n’aurait pas besoin d’investir dans l’infrastructure, puisqu’elle est déjà en place. Tout ce que la Ville doit faire, c’est rendre les cours d’éducation canine obligatoires. 

Il est impératif que la loi soit revue dans son ensemble. Les gens doivent être tenus responsables des actions de leurs chiens. Je vois trop de chiens sans laisse, que les propriétaires ne maîtrisent pas, ou qui sont agressifs. De plus, les dresseurs de la vieille école qui utilisent la punition et la force comme méthodes font augmenter l’agressivité du chien. Avec une nouvelle loi, ces dresseurs seraient tenus responsables des chiens qu’ils éduquent. 

Éléments de réflexion additionnels 
Les gens parlent beaucoup des dommages physiques causés par les petits chiens comparativement aux grands chiens, mais personne ne semble tenir compte des dommages psychologiques. La population la plus à risque, ce sont les enfants de neuf ans et moins. Un enfant peut être traumatisé par la morsure du Lhasa Apso de sa grand-mère et un adulte peut vivre des crises de panique à la suite de l’attaque d’un Golden Retriever. 

Si vous avez déjà lu mon blogue, vous savez que je crois fermement à l’éducation et 
a une approche équitable. Nous devons apporter des changements et nous avons les ressources et les études scientifiques pour nous aider à faire les meilleurs choix possibles pour toutes les parties prenantes. Les chiens sont des chiens et ils ont effectivement la capacité de tuer, mais avec l’éducation et de nouvelles lois nous pouvons éviter que de telles situations tragiques se reproduisent. 

Je vais vous demander de partager cet article. Partagez-le jusqu’à ce qu’il parvienne à la table des élus municipaux et provinciaux. Si on peut se rendre jusqu’au palier fédéral et en faire un projet national, pourquoi pas! Nous pouvons sauver des vies, beaucoup de vies, mais pour ce faire nous devons crier haut et fort le mot ÉDUCATION.